Le blog quotidien superfétatoire et sporadique de
Silvano Mangana. Maison de confiance depuis 2007.

dimanche 19 octobre 2014

Oh oui, folâtrons à travers champs et forêts !

Un jeune camarade me voyant préparer ce billet : "C'est gay à mort, cette photo !"
Pas du tout.

Quand on brûlait les gays

"Le 4 janvier 1750, Bruno Lenoir et Jean Diot étaient arrêtés avant d’être condamnés à mort, pour être exécutés quelques mois plus tard. C’est bien à Paris que cette infamie a eu lieu et c’est à Paris que nous affirmons aujourd’hui que plus jamais notre ville n’acceptera la moindre forme d’homophobie."
Anne Hidalgo, Maire de Paris, inaugurant officiellement cette plaque, samedi 18 octobre 2014. 

Pour en savoir plus sur l'affaire Lenoir-Diot, on lira l'excellent article de J. Christophe Plot ici : clic


Faut-il rappeler que l'homosexualité est toujours condamnée par de nombreux pays, dont certains la punissent de mort ?
Dans notre belle France même, lors du vote de la loi sur le PACS, en 1999 (au moyen-âge ?), on entendit, dans les manifestations des opposants à la loi vociférant : 
"les pédés au bûcher !".
C'est la même composante de la population - une minorité agissante - qui défile de nos jours sous la bannière de la "manif pour tous".
Faut-il rappeler, aussi, qu'il fallut attendre l'arrivée de Mitterrand au pouvoir, en 1981, pour que le mot "délit", accolé au terme "homosexualité", soit, sous l'impulsion de Me Badinter, rayé du code pénal ?
Le danger n'est pas pour autant écarté de voir resurgir le spectre de l'intolérance : l'abstention fait le jeu de nos pires ennemis, ne l'oublions pas.   

Grasse matinée ou non...

je
vous
souhaite
un...

Bon dimanche !

Milan, oh !

C'est un détail de la façade du "Duomo" de Milan(o).
Le jeune F. m'ayant entendu prononcer le nom de l'édifice, l'a transformé en "doux homo".
Il en rit encore.

Ah, Rupert !

Rupert Graves dans Chambre avec vue de James Ivory (1985)

samedi 18 octobre 2014

Peter

par Sundown Photography

Mise à jour


Chaud pour la saison

Photo William Glandberger
Davidinbrooklyn - Flickr - La parapluie ne devrait pas s'imposer.

Météo France a prévu un temps beau et chaud pour la saison : profitons de cette fin de semaine ("weekend" pour les anglophones) pour nous aérer.

Avec, dans les écouteurs, ce cher Arthur :


Mehdi Douache - Animation image Jiès Cléodore

vendredi 17 octobre 2014

*... se ramassent à la pelle


*Les feuilles mortes, bien sûr !
Photo illustrant la pochette du disque du groupe Mecano No pintamos nada |
Un Komsomol, photographie par Arcady Shaikhet, Balakna, 1931.(recadrée), me dit-on.

Ailleurs*


*Vous aurez remarqué le soin tout particulier que j'ai apporté au choix des titres de billets de ce vendredi et leur pertinence.

Là-bas


Nulle part


Alonzo King Lines Ballet

jeudi 16 octobre 2014

GC Déco : avant travaux

Je dois (réellement) procéder à rénovation totale de ma petite cuisine et glane ça et là quelques idées.
Je compte notamment me défaire d'objets devenus encombrants.

Avant :


Après :


Ou ceci, tout à fait proche de la configuration du local :



"The Gays" : très gai !



Paul Serrano, producteur de The Gays (réal. T.S Slaughter), film qui semble absolument déjanté, me signale la sortie de cette comédie en DVD. Je suppose qu'il s'agit d'une sortie USA, et qu'il faudra fouiner un peu pour se le procurer ; je ne ferai pas de publicité au géant exterminateur de libraires, mais c'est, hélas, peut être, la seule solution pour le trouver.
La bande-annonce donne à penser qu'il s'agit d'un divertissement burlesque réussi.
Et puis, dans The Gays, on croise de beaux anges :



Émile Friant (1863-1932)

Autoportrait - 1878
Le repos des artistes - 1880

mardi 14 octobre 2014

J'ai rêvé...

que
j'étais
une
serviette-éponge.

Nota : je ne bois pas et ne me drogue pas.

Truffaut/Léaud : après les 400 coups, Antoine...

Jean Pierre Léaud | Antoine et Colette (François Truffaut - 1962)

"Véhèmes" : les premiers pas

L'ami Céléos se lance, portant sur les fronts baptismaux un blog qui, lui ressemblant, sera sans nul doute passionnant, ses commentaires dans Gay Cultes étant toujours pertinents et non dénués d'un humour qui nous sied.
Véhèmes se veut - je cite l'auteur - "une lecture imagée du monde des garçons avec des mots fleuris, mais aussi de celui de quelques autres femmes-fleurs… 
Un blog de Celeos/Κελεός. Une décyclopédie en mescladís : des amours, des regrets, un goût de langues et la promotion du point-virgule !"
La promotion du point-virgule ? J'en use (et abuse parfois, non ?) et ne peux qu'applaudir.
Longue vie à Véhèmes dont je serai un lecteur assidu, d'autant que je suis l'un des deux dédicataires de ce nouveau journal numérique, et en suis très touché.
Silvano

Gaspar Ulliel/Saint Laurent : des qualités cachées

Petites sauteries entre amis dans le Paris branché des 70's
De Saint Laurent, de Bertrand Bonello, film éminemment visible, le "milieu" a retenu, en gloussements répandus dans les dîners en ville, les "qualités" cachées de l'interprète principal, Gaspard Ulliel.
Si, effectivement, le grand écran permet de les apprécier à leur juste valeur, on peut retenir aussi - et surtout, non ? - que Saint Laurent est un bon film, très différent du film de Jalil Lespert qui le précéda en salles, plus baroque, plus fulgurant, beaucoup moins académique.
Seule idée qui semblera incongrue : la réapparition d'Helmut Berger en YSL au crépuscule, tant les différences physiques avec l'homme jeune - et ce, même si les excès ont fait leur œuvre - relèvent de l'invraisemblable.
Une quinzaine de minutes superflues, et la réserve précédemment invoquée, le film procure un réel plaisir cinématographique et réveille, pour ceux de la génération d'avant fléau, des nostalgies enfouies.

Louis Garrel et Gaspard Ulliel : un "vrai" baiser, reconnaissent-t-ils, et ça se voit.

La cigarette après l'amour ?


Lecteurs




Il ne faut pas désespérer : beaucoup de jeunes lisent.