Le blog quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana. Maison de confiance depuis 2007.


jeudi 28 mai 2015

mardi 26 mai 2015

Garçon nu rediffusé


J'avais déjà inséré cette photo (en 2011 ou 2012, je ne sais plus). En priver les lecteurs récents me fendait le cœur* ; alors, la revoici.
Il faudra que je pense à un "best of" de mes anges nus, cet été.

*Je suis né dans le sud de la France, l'auriez-vous compris ?

Épée de Damoclès ?


Lire à deux, c'est encore mieux

Heidelberg 1986 © Michael Bidner

Balustrade

Charles Auguste Émile Durand (1837-1917) : étude signée Carolus Duran ; c'est plus simple.

Je suis sûr...

que
ce beau
garçon
écoute
du
Schubert.

lundi 25 mai 2015

Deux manières d'apprécier

À la facétie...


on préfèrera peut-être la tendresse...

C'est un jardin extraordinaire

Jardin du Luxembourg,Paris (Photo Perry Tak)

Le salut dans la Salute

Basilica Santa Maria della Salute, Venezia

Pour m'aider à oublier une cruelle déception, tu m'as dit : on fera une photo sur les marches, identique à celle que tu dois remplacer ; j'adopterai la même pose, garderai mes lunettes de soleil, poserai mon sac à côté de moi, comme lui.
Lors de notre séjour à Venise, tu m'as rappelé la promesse et nous fîmes la photo.
Elle a chassé, dans mon salon, le mauvais souvenir de la précédente.
J'ai un ami, un fils, un disciple, qui sait panser mes blessures.

Cadeau : et cette vieille "canzone" dans ma tête...


C'est délicieux, d'une classe désarmante, d'une belle justesse, d'une vraie maîtrise vocale, et ce "look" des années 70 !
Vous l'aurez compris : j'aime, à en fondre de bonheur à chaque écoute.

Perfetto !


Chic, c'est jour férié !


dimanche 24 mai 2015

Un dimanche à la campagne






Avouez 
qu'il y a là de quoi
 étancher votre soif 
de chlorophylle.

 

Photo Michael Descendre



Cadeau : Rachmaninov par lui-même


Certes, il y a du souffle (c'est très ancien), mais il y a aussi... du souffle.

London street


Bravo l'Irlande !


Par un referendum démocratique, l'Irlande vient de donner le droit au mariage aux couples de même sexe.
Sans invectives, sans insultes, sans haine et sans violence, ce pays très catholique administre une sacrée leçon d'humanité aux cohortes rétrogrades qui envahissaient nos rues il y a peu, dans une France qui fut autrefois pays des Lumières et des Droits Humains.
Chapeau !

Cathal McNaughton/Reuters



samedi 23 mai 2015

Nu manuel


J'ai bientôt dix-sept ans

Pourquoi faut-il attendre si longtemps ?
La journée de jeudi fut si longue, le vendredi beaucoup plus, et ce samedi me semble interminable.
IL occupe à présent toutes mes pensées. Oubliées les violentes  saillies d’Hassan dans le sous-sol rance, les étreintes fugaces avec Maxime, dans le champ près de la Salis, ces jouissances furtives, sans que jamais le cœur ne se mette à battre vraiment, si ce n’est, arythmique, quand le plaisir afflue, mais que l’âme n'y trouve nulle félicité !
Dominique est beau, plus beau que moi, si grand. C’est le garçon parfait de mes rêves. M’aimera-t-il comme je l’aime déjà, sera-t-il mon guide, mon mentor dans un monde que je connais à peine ? Sa voix, douce et ferme à la fois, me poursuit, me berce avant le sommeil qui vient toujours trop tard :
 - Tu seras mon ami… je t’aime déjà, mon petit… mes parents s’absentent le dimanche. Viens !
Ses paroles chantent en moi, elles s’incrustent au plus profond, lancinantes.
J’ai lu cent fois l’adresse, presque illisible, sur le papier à petits carreaux que j’ai humé autant de fois, pressé contre mon cœur comme un viatique. Comment fait-on l’amour ? Je ne saurais pas. Mais il a dit « je t’apprendrai ». Et je me soumettrai, me laisserai guider, confiant. Je m’abandonnerai, je lui ferai du bien, il faudra qu’il soit content de moi,  je serai attentif, docile, tendre, sauvage s’il le veut. Je ferai ce qu’il voudra. J’ai bientôt dix-sept ans. Il est temps.
(c) Silvano Mangana - Gay Cultes 2015

Cadeau : et Beethoven inventa... le jazz* !



C'est l'une des dernières interprétations publiques d'Alfred Brendel, rangé des Steinway depuis.
La dernière Sonate de Beethoven est, sans contestation possible, l'une des clés de voûte de l'art pianistique, avec, selon moi, la Sonate en Si mineur de Liszt**.
Thomas Mann (encore lui !), dans son Doktor Faustus fait référence à cette oeuvre, la qualifiant "d'adieu à la Sonate", comme si, pour lui, ces pages, les dernières de Beethoven pour ce qui est de cette forme, signaient l'arrêt de mort du genre, car définitivement insurpassables. À mon avis, toutefois, Liszt le contredit.
L'incroyable, c'est le modernisme de ces pages du Maître de Bonn que la surdité a frappé depuis longtemps déjà. Il compose cette pièce entre 1820 et 1822, 5 ans avant sa mort, et, pour paraphraser certain jeune pianiste de mon entourage se tape un "grave délire" ! Dans l'extrait ci-dessus, vos oreilles ne vous tromperont pas : vers 6'30, on croit entendre un chorus (ici, une variation) de jazz !
À l'heure où le mot "génie" est appliqué à n'importe quoi, le terme, accolé au nom de Beethoven, véritable génie visionnaire, remet les pendules à l'heure.

* Bon, Bach, aussi, ok !
** À écouter par Claudio Arrau, si vous avez une demi-heure (mais vous la trouverez, n'est-ce-pas ?), ici : clic

Attention à l'Orient-Express de 9 heures 54 !


Bleu mais pas blues

Source : Flickr
Un cadre idéal pour un petit-déjeuner "à la fraîche", qui me met d'humeur primesautière.

vendredi 22 mai 2015

Le téléphone sourit

Vieux phone très smart.
Slava Mogutin : Summer fun in the Catskills

Le garçon qui aime lire


À Vienne (Autriche), une leçon de tolérance.

AFP/Dieter Nagl
Les feux pour piétons installés à Vienne (Autriche) pour le Concours Eurovision, devraient être pérennisés, vu leur succès.
Plus de 20.000 personnes avaient demandé sur Facebook le maintien des feux, à l'origine conçus comme un simple clin d’œil à l'Eurovision et au message de tolérance véhiculé par la lauréate de l'édition 2014, la diva travestie barbue autrichienne Conchita Wurst.
Le coût de ces nouveaux feux - 63.000 euros - a été vivement critiqué par l'opposition municipale d'extrême-droite (!). Mais le maire de Vienne, Michael Häupl (socialiste), a fait valoir que "l'effet publicitaire" produit était sans commune mesure avec cette mise.
Des tee-shirt reproduisant ces pictogrammes sont désormais en vente, confirmant le succès de l'opération.
Un espoir de plus de tolérance, à l'avenir.



Les yeux de Jeffrey Hunter*


* Acteur américain 1926/1969
Photo extraite du film de Nicholas Ray The king of kings (Le roi des rois)

Haillons

Un
rien
l'habille.

Feedjitations

Hier, dans le petit gadget (Fidjeet, ça s'appelle) de la colonne de droite qui indique d'où proviennent, en temps réel, les visiteurs de ce journal, j'ai relevé :
  
Eh, oh !*



* Non, la traduction n'est pas "Montez Silvano, abrutis !" 

jeudi 21 mai 2015

Deux Cupidon pour le prix d'un



Assumé (2)

"Désolé, les filles, j'aime les garçons."

Mort à Venise : une fois de plus... en attendant la prochaine

L'indispensable Arte proposait, dimanche dernier, le film de Luchino Visconti dans une version HD à couper le souffle : rajeunies, les images du chef-opérateur Pasquale De Santis, subjuguants de perfection, les plans du Maestro (une succession de cadres impeccables), admirablement dépoussiérée, la bande sonore où la musique de Malher illustre, sans la surligner, la trame du roman de Thomas Mann, lumineux, Bjorn Andresen, en inoubliable et inatteignable Tadzio de nos rêves de beauté, bouleversant, enfin, Dirk Bogarde à la poursuite de l'inaccessible étoile !
Et puis, il y a Silvana Mangano (ne pas confondre avec Silvano Mangana, j'en rougirais !), dont les apparitions, fugaces, pourtant, s'imprègnent à jamais dans notre mémoire cinéphile.
Film parfait, éminemment "proustien", comme le démontrait l'excellent document qui suivit sa diffusion, Mort à Venise touche le spectateur, quelles que soient ses inclinations, parce qu'il célèbre la beauté universelle, en un Tadzio qui eût pu être une Tadzia, parce que, qu'on l'avoue ou non, nous poursuivons tous notre jeunesse perdue, parce que aimer, c'est vivre.

L'irremplacé Luchino Visconti, à gauche, et Bjorn Andresen, à droite

































Et puis, il y a Silvana Mangano