Le blog quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana. Maison de confiance depuis 2007.


jeudi 3 septembre 2015


Athènes, 1960



Η καλοκαιρινή Αθήνα του 1960, σε ένα συναρπαστικό έγχρωμο βίντεο !

Ce joli petit film des actualités cinématographiques de l'époque, malgré son côté quelque peu "dépliant touristique", permet de se faire une idée de l'ambiance qui régnait à Athènes au cours de l'été 1960. 

Classe

Cecil Beaton & Audrey Hepburn - Tournage de My fair lady (1964)

mercredi 2 septembre 2015

Un intérieur bien agencé

Aucune
faute
de goût.
© Lex Linghorn

Salon de musique


Les garçons de Téchiné (rediffusion 2011)

Il y a sans nul doute beaucoup d'admirateurs d'André Téchiné parmi les lecteurs de Gay Cultes.
Aux plus jeunes d'entre nous, on conseillera de découvrir son œuvre où se retrouve une sensibilité qui nous est commune, à commencer par - évidemment ! - ces "Roseaux sauvages" qui ne peuvent laisser de marbre...
Téchiné a eu l’œil pour nous révéler quelques uns des jeunes acteurs les plus talentueux (et les plus agréables à regarder) du cinéma français de ces dernières années.
Florilège :
Gérard Depardieu - Barocco (1976)

Wadeck Stanczack - Rendez-vous et Le lieu du crime (1985 & 1986)

Simon de la Brosse - Les innocents (1987)

Manuel Blanc - J'embrasse pas (1991)

Stéphane Rideau - Les roseaux sauvages (1994)

Alexis Loret (avec A.Téchiné himself) - Alice et Martin (1998)

Grégoire Leprince Ringuet - Les égarés (2003)

Gaspard Ulliel - Les égarés

Johan Libéreau - Les témoins (2007)

Nicolas Duvauchelle - La fille du RER (2009)

mardi 1 septembre 2015

Frissons

C'était ça, ton animalité :
sous mes caresses, ta peau devenait chair de poulet ; et tu ronronnais sous la couette comme un gros chat satisfait.

Le roi qui dansait

Farouchement démocrate et républicain, en cette année où l'on célèbre le tricentenaire de la mort du quatorzième Louis, je n'honorerai pas, comme on le fait à Versailles, la mémoire du monarque absolu, de l'homme qui proclama "L'état, c'est moi".
En revanche, l'histoire permet de rendre au moins cette justice au "roi soleil" : il fut un formidable catalyseur en matière d'arts, encourageant la création musicale qui, en France, ne retrouva pareil niveau qu'à la fin du 19è siècle. La littérature et le théâtre furent également soutenus par le souverain, lequel, dans son jeune âge célébra lui-même avec éclat l'art de la danse, comme Le roi danse, de Gérard Corbiau (extraits ci-dessous) le souligne, qui met en relief, également, les rapports entre Louis XIV et l'impétueux Jean-Baptiste Lully, homme de pouvoir tout autant que son maître.
Mais, à quelques lieues des fastes de Versailles et jusqu'au plus profond de nos provinces, le bon peuple, lui, crevait de faim.



Le film de Gérard Corbiau (2000), doté d'une très belle bande-son, est cependant inégal, le réalisateur peinant à retrouver le souffle qui animait précédemment son Farinelli.
Je recommanderai plutôt la lecture de Baptiste, formidable roman biographique de Vincent Borel (Sabine Wespieser éditeur 2010, et en livre de poche chez Points).

Rentrée littéraire


lundi 31 août 2015

Pédagogique

Bonne position des mains et du corps.
À afficher dans tous les conservatoires et écoles de musique.

L'harmonium

C'est à la boulangerie, où l'on m'avait envoyé chercher un "restaurant", que j'ai vu Rémi pour la première fois.
On n'était pas dimanche, mais il a acheté quatre croissants, ce qui m'impressionna fort, et je me dis que c'était un "riche", de ceux que, chez nous, on appelait "gros richards".
Peu de temps après, je sus que je l'impressionnais tout autant, et qu'au bourg nous inspirions le respect : nous étions la famille du garde-mobile.
J'avais obtenu l'autorisation d'aller, quand je le voulais, jouer de l'harmonium dans la petite église où je répétais inlassablement la même Invention de Bach, la seule pièce de mon répertoire qui sonnât agréablement sur cet instrument.
Le dimanche, en contrepartie, je participais à la messe et accompagnais les cantiques. Je m'amusais intérieurement, sans plus de respect pour le caractère sacré de la cérémonie, des voix aigrelettes et chevrotantes des vieilles qui tentaient de faire parvenir jusqu'au ciel leurs naïves incantations : "tu es mon berger, ô Seigneur", "chez nous, soyez reine", ou "terre entière, chante ta joie au Seigneur".
Ajouter une légende
Le soir, "à la fraîche" devant la maison, quand, armés d'un gros caillou, on ouvrait la coque des amandes sur la table de pierre, je les imitais, provoquant les rires de la grand-mère qui, elle, avait gardé une voix sans aspérités de jouvencelle qui résonnait dans la maison dès le petit matin, quand elle brossait sa longue chevelure grise, reprenant les bluettes à succès de la radio.
Un jour que, dans l'église habituellement déserte à cette heure, je labourais le clavier de mes doigts frustrés de n'avoir pas à parcourir un vrai piano, j'eus conscience subitement que je n'étais pas seul. Je me retournai et vis Rémi remonter l'allée jusqu'à l'autel sans s'être signé, sans la génuflexion de rigueur en ces endroits.
Sa voix  puissante, un peu rauque, de presque adolescent, résonna sans la précaution d'usage en pareil lieu :
- Hé, tu sais jouer Même si tu revenais ? 

Silvano Mangana - Gay Cultes 2015

En plus : 
 


J'aime particulièrement cette version de la Petite Messe solennelle de Gioachino Rossini, au plus près de l'original, le terme "petite" n'ayant pas été choisi au hasard par le compositeur selon moi.
On est très éloigné de la majestueuse (pompeuse ?) version de Chailly que vous trouverez aisément si le cœur vous en dit.
Et puis, selon la partition originale, on entend ici... un harmonium.




Référence : 
Petite Messe solennelle de G. Rossini
RIAS-Kammerchor
Marcus Creed, direction.
Harmonia Mundi
901724

dimanche 30 août 2015

Ces moments délicieux


Couvrez-vous, je vous prie !


Cadeau (inhabituel) : pousse les meubles et bouge toi !

Pas de trésor baroque, pas de Schubert de derrière les fagots (avec un seul "g") en ce dernier dimanche d'août où mon humeur est au beau fixe.
Let's dance !



Amusez-vous à reconnaître les films.
Si vous n'y parvenez qu'à demi, comme moi, la liste avec minutage figure en tête des commentaires de la publication sur You Tube.

Collation dominicale

Photo Margaret Stepien
À y regarder de plus près, il y a ici un concentré de bonheur : on sait, par exemple, que pour apprécier au mieux un Parmigiano Reggiano, fromage royal s'il en est, on imbibera d'huile d'olive (raisonnablement... ou pas) des tranches de pain de campagne frais. À Bologne, on le déguste ainsi accompagné de cubes de mortadelle, c'est très léger...
Les tranches de pain frais...

Les tranches de pain frais de la photo ont été frottées de tomate goûteuse, denrée rarissime dans nos contrées : j'ai une amie fort gourmande capable de courir tout Paris pour s'en procurer dans l'une de ces adresses qu'elle a consignées dans un carnet prévu à cet effet.
Non, elle n'est ni snob ni "bobo" (terme sans signification, au demeurant) : elle est une femme soumise... à ses papilles gustatives.
Il y a deux verres de Montepulciano ; si je vous le dis !
Et - prêtez l'oreille - des airs d'Opéra (italien, bien sur !).

Le temps ayant la bonne idée d'être clément aujourd'hui, on dressera la table dans le parc, sur la terrasse, le balcon, près de la fenêtre : dans tous les cas, on appréciera.

samedi 29 août 2015

Fin de vacances






Mon                                                                                                                                                  refuge

Quand Naples, comme un aimant...


Comme je l'écrivais dans un précédent billet, l'arrivée à Naples en aéroplane est proprement impressionnante, que l'un de mes compagnons de voyage m'offre aujourd'hui.
Il est environ 19 heures, le temps est incertain, le soleil se fraie un chemin entre les nuages anthracites comme pour annoncer que dès demain, il resplendira, et que nous aurons à nous protéger de ses ardeurs. 


Photos P.G pour Gay Cultes.

Le temps des amours


jeudi 27 août 2015

Bisous sur les joues


Un peu renfrogné, ce bel ange ; belle chemise.

Naples et Campanie : un autre regard


PG pour Gay cultes
J'insère à partir d'aujourd'hui des photos prises par l'un de mes deux compagnons de voyage en Campanie. Nous n'avons pas le même regard ni les mêmes désirs photographiques, c'est tout naturel. Il est intéressant d'avoir le point de vue de P., qui devient, du fait, collaborateur occasionnel de Gay Cultes.

Napoli telle qu'en elle-même - PG pour Gay Cultes

Sauvagement planant



Sigur Rós: Dauðalogn, un film de Ruslan Fedotow
Suggestion d'Eric D.
Un peu noir ; superbe.